Bandler et Grinder : comment la PNL est née (et ce que son histoire explique)

Loïc SalvadoLoïc Salvado
Le frein invisible Un client dit oui. Ta recommandation part vers le passage à l'action, heurte un mur invisible que révèle un balayage rose, puis revient en boucle à son point de départ. Oui, oui. Ta reco Passage à l'action le frein invisible CHAPITRE 01 Il dit oui. Il ne fait rien.
Au-delà du coaching : sous la surface Un iceberg. Au-dessus de l'eau, ce que le client dit. Sous l'eau, un faisceau rose éclaire tour à tour ses comportements, ses croyances et son identité. Comportements Croyances Identité Ce qu'il dit Ce qui bloque vraiment CHAPITRE 02 Quand le rationnel ne suffit plus.
Derrière la magie Des étincelles sortent d'un chapeau de magicien. Une loupe passe dessus : dans sa lentille, ce ne sont plus des étincelles mais des engrenages qui tournent. CHAPITRE 03 Pas de magie. Un mécanisme.
Les coulisses de l'école Un rideau de scène s'entrouvre. Derrière, côté atelier, une liste se coche ligne par ligne : le tri, le casting, le calendrier, ce qu'on jette. Un projecteur balaie la scène. CÔTÉ ATELIER Le tri Le casting Le calendrier Ce qu'on jette CHAPITRE 04 On construit l'école en public.

Tout part d’un job étudiant, de cours de batterie et d’une pile de cassettes vidéo.

Bandler et Grinder sont les deux fondateurs de la PNL, une méthode qu’ils mettent au point entre 1972 et 1976 en observant des thérapeutes très doués, pour comprendre comment ils s’y prennent et pouvoir l’apprendre à d’autres.

Tu es peut-être tombé sur ces deux noms quelque part, dans un livre ou sous une vidéo.

Ou on t’a parlé de PNL sans jamais t’expliquer ce que c’était.

Tant mieux, parce que ça commence par une histoire, et elle est très simple.

Californie, début des années 70. Un étudiant de 17 ans donne des cours de batterie pour payer ses études. Quelques années plus tard, il a co-créé une méthode qu’on enseigne aujourd’hui dans le monde entier.

Entre les deux, il y a un magnétoscope, des centaines d’heures de cassettes vidéo et une idée toute bête.

Je forme des gens à la PNL, certifié par la Society of NLP, la structure fondée par Richard Bandler lui-même. Cette histoire, je la raconte au début de chaque formation, parce qu’elle explique la PNL mieux que n’importe quelle définition.

Alors on va la dérouler ensemble, sans jargon. Qui étaient Richard Bandler et John Grinder ? Comment ils s’y sont pris ? Ce que veut dire « modéliser » quelqu’un, en français de tous les jours. Et ce qu’est la PNL une fois qu’on sait comment elle a été fabriquée.

Qui sont Richard Bandler et John Grinder ?

Richard Bandler est étudiant en mathématiques et passionné de rock, avant de bifurquer vers la psychologie à l’université de Californie à Santa Cruz. John Grinder y enseigne la linguistique, c’est-à-dire l’étude de la façon dont le langage est fabriqué.

Pour comprendre ce qui va suivre, il faut se représenter l’endroit.

On est en Californie, au début des années 70. L’opposition à la guerre du Vietnam, les étudiants qui réclament plus de liberté, la période hippie. À la radio, San Francisco de Scott McKenzie. Celle de 1967, qui dit de mettre des fleurs dans ses cheveux.

Et sur ce campus, un endroit un peu particulier : le Kresge College. Une expérimentation sociale et pédagogique assumée, tenue par deux idées.

Faire dialoguer des étudiants de disciplines différentes, pour que la créativité en sorte.

Casser le mur entre les professeurs et les étudiants, parce que tout le monde apprend et tout le monde enseigne.

Les enseignants y sont des co apprenants. Pas une formule de brochure, une règle de fonctionnement.

Dans la bande qui traîne là : Gregory Bateson et John Grinder.

À une heure de route, à Palo Alto, un institut de recherche : le Mental Research Institute. C’est là que se retrouvent, à cette époque, les gens qui font avancer la psychothérapie.

Si tu voulais voir travailler les thérapeutes les plus inventifs de l’époque, c’était le bon endroit au bon moment.

Comment la PNL est-elle née ?

La PNL naît d’un job étudiant. Entre 1972 et 1976, Richard Bandler retranscrit des heures de vidéos de séances de thérapie et remarque que les mêmes choses reviennent chez des thérapeutes qui ne font pourtant pas le même métier. John Grinder l’aide ensuite à mettre des mots précis dessus, pour pouvoir l’expliquer à d’autres.

Des cours de batterie chez les Spitzer

Richard Bandler a 17 ans et il donne des cours de batterie pour payer ses études.

Becky Spitzer l’embauche pour son fils.

Sauf que son mari, Robert Spitzer, est psy, de l’école de Freud, et il dirige une maison d’édition : Science and Behavior Books. C’est elle qui publie les travaux de l’institut de Palo Alto dont on vient de parler.

Autant dire que Spitzer connaît tout le monde.

Les Spitzer sont bluffés par sa façon d’enseigner la musique, très intellectuelle et très philosophique pour un cours de batterie. Ils le font entrer dans leur cercle familial, et dans leur carnet d’adresses.

À la fin des années 60, Richard Bandler garde leur propriété dans les montagnes au-dessus de Santa Cruz et commence ses études de psychologie.

Une pile de cassettes à retranscrire

Comme il se passionne pour la psychologie, Robert Spitzer lui confie un vrai job étudiant : taper à la machine tout ce qui se dit dans les cassettes vidéo d’un stage de Virginia Satir, une thérapeute qui travaille avec des familles entières plutôt qu’avec une personne seule.

Le rendu est propre. Carré.

Alors Spitzer lui en donne plus. Il lui demande de regarder les cassettes de séances de Fritz Perls, un autre grand thérapeute de l’époque, mort peu avant, pour en tirer un livre.

Là, il faut imaginer des mois avec un casque sur les oreilles.

Richard Bandler se met à imiter Fritz Perls. Ses tournures de phrases, ses intonations. Le genre d’imitation qu’on fait sans y penser quand on a trop écouté quelqu’un.

Un étudiant au casque retranscrit des cassettes vidéo de séances de thérapie devant un téléviseur

Et il remarque quelque chose.

Fritz Perls et Virginia Satir ne font pas le même métier, ils ne travaillent pas sur les mêmes sujets, et pourtant ils reproduisent les mêmes schémas. Dans la structure de leurs séances. Et dans leurs tournures de langage.

C’est là que la PNL commence vraiment. Pas dans une théorie. Dans une observation faite par un étudiant qui avait juste beaucoup, beaucoup regardé.

De cette seule observation sortent deux morceaux entiers de la PNL. D’un côté l’idée de copier la recette de quelqu’un de doué. De l’autre, l’idée qu’on se met d’abord au rythme d’une personne avant de l’emmener ailleurs, comme on se cale sur le pas de quelqu’un avant de le faire changer de direction.

John Grinder met des mots sur ce que Richard Bandler fait

En 1972, Richard Bandler se rapproche de John Grinder, son professeur référent, parce qu’il a besoin d’y voir plus clair.

Son raisonnement est simple. Les spécialistes du langage savent très bien décrire comment on fabrique une phrase sans y penser. Alors pourquoi ne pas faire pareil avec tout le reste de ce qu’on fait sans y penser ?

En 1973, John Grinder monte dans le bateau. Et il pose une phrase qui résume à elle seule tout le projet.

« Si vous m’expliquez ce que vous faites, je vous expliquerai comment vous le faites, et on pourra l’enseigner à d’autres. »

Voilà la PNL en une réplique.

John Grinder apporte sa façon de décortiquer les phrases. Richard Bandler apporte l’œil. Entre 1972 et 1974, ils testent, ils se plantent, ils recommencent.

En 1975 sort le premier livre, La structure de la magie.

Gregory Bateson ouvre la porte d’Erickson, et il regarde faire

En 1974, Gregory Bateson quitte le Mental Research Institute de Palo Alto pour venir enseigner ses théories de la communication à Santa Cruz. Il s’installe à côté de chez John Grinder.

Gregory Bateson est un chercheur qui a passé sa vie à étudier comment les gens communiquent. Son idée de départ : un problème n’est pas un défaut caché à l’intérieur de quelqu’un, c’est souvent le résultat de la façon dont plusieurs personnes fonctionnent ensemble.

Il a joué deux rôles pour la PNL.

Il a été modélisé, comme les autres. Et il a supervisé les travaux de création pendant qu’ils se faisaient, en voisin et en aîné.

C’est aussi lui qui, après plusieurs échanges passionnés, leur conseille d’aller voir Milton Erickson. Un thérapeute installé à Phoenix, qui travaille avec l’hypnose, et qu’on considère comme celui qui a inventé les thérapies courtes : obtenir un résultat en quelques séances plutôt qu’en plusieurs années.

Et c’est lui qui a écrit sur eux la phrase la plus étonnante de toute cette histoire.

« Grinder et Bandler ont réalisé quelque chose de similaire à ce que mes collègues et moi-même avons tenté de faire il y a 15 ans. Ils avaient des outils que nous n’avions pas ou que nous n’avons pas vu comment utiliser. Ils ont fait quelque chose que nous avons été stupides de rater. »

Gregory Bateson

Un chercheur de ce rang qui reconnaît que deux jeunes gens sont allés plus loin en quelques années que son équipe en plusieurs décennies, ça ne se lit pas souvent. Ça ne veut pas dire que la PNL a raison sur tout. Ça veut dire que leur façon d’observer marchait.

Milton Erickson signe la préface

Sur Milton Erickson, ils refont exactement ce qui leur avait servi sur Virginia Satir et Fritz Perls. Ils l’observent, encore et encore, jusqu’à repérer ce qu’il fait sans le savoir.

Le livre qui en sort, Erickson le préface lui-même.

« Bien que ce livre de Richard Bandler et John Grinder soit loin d’être une description complète de ma méthodologie, c’est une bien meilleure explication de la manière dont je travaille que celle que je pourrais moi-même fournir. Je sais ce que je fais ; expliquer comment je le fais est beaucoup trop difficile pour moi. »

Milton Erickson

Deux volumes suivront, en 1975 et 1977.

Et le nom arrive en dernier

La méthode existe et s’enseigne depuis quatre ans quand elle reçoit enfin son nom. C’est en 1976, après une soirée bien arrosée, que Richard Bandler pose les trois mots : Programmation Neuro-Linguistique.

Quatre ans de travail, et le nom vient au dessert.

Trois mots un peu intimidants, qui veulent juste dire ça. Programmation, parce qu’on a tous des automatismes qui tournent sans qu’on s’en rende compte. Neuro, parce que ça se passe dans le cerveau. Linguistique, parce que les mots qu’on emploie donnent accès à ces automatismes.

Un mot sur l’accusation de pillage, parce qu’elle revient souvent et qu’elle se règle avec les faits qu’on vient de dérouler. Les cassettes de Virginia Satir venaient de son propre éditeur. Le livre sur Fritz Perls était une commande de ce même éditeur. Milton Erickson a signé la préface du livre qui décrit sa méthode. Gregory Bateson les a vus travailler pendant des années et il a écrit ce que tu viens de lire.

On peut trouver la PNL discutable sur plusieurs points, et j’en discute volontiers. Le vol n’en fait pas partie.

C’est quoi, modéliser quelqu’un ?

Modéliser, c’est observer quelqu’un qui réussit quelque chose, comprendre exactement comment il s’y prend, et écrire le mode d’emploi qu’il n’a jamais écrit lui-même. Le but n’est pas de l’imiter. Le but est que quelqu’un d’autre obtienne le même résultat sans avoir son talent.

Tu as déjà vu un joueur finir un jeu vidéo en vingt minutes.

Toi tu y as passé quarante heures.

Il n’est pas plus doué que toi. Il a regardé image par image ce que font les meilleurs. Il a noté la séquence, et il la rejoue.

Le pari de départ tient en une phrase que Richard Bandler répète encore aujourd’hui. Si quelqu’un sait le faire, on peut comprendre comment. Et si on comprend comment, on peut l’apprendre à d’autres.

Déplié, ça donne une chaîne assez simple.

Un comportement excellent n’est pas un don, c’est une séquence.
Une séquence s’observe.
Ce qui s’observe se décrit.
Ce qui se décrit s’enseigne.

Derrière, il y a une ambition qui n’est pas modeste. Arrêter de croire que les gens très doués sont nés comme ça, et rendre leur façon de faire accessible à tout le monde.

Et il y a un test qui remet tout le monde à sa place. Ton mode d’emploi ne vaut quelque chose que si quelqu’un l’applique et obtient le résultat, beaucoup plus vite qu’en apprenant tout seul. Tant que la personne n’y arrive pas, c’est ton mode d’emploi qui est faux. Ce n’est pas elle qui a mal appris.

L’histoire que Richard Bandler raconte pour illustrer ça s’appuie sur la façon de parler en public de John Fitzgerald Kennedy. Quelques heures pour comprendre comment il s’y prenait, deux jours pour l’apprendre à quelqu’un d’autre.

Tout le reste de la PNL vient de là. Les exercices qu’on lui connaît ne sont pas tombés du ciel, ce sont les restes de ce long travail d’observation. Si tu veux voir à quoi ils ressemblent concrètement, ils sont détaillés dans les techniques PNL les plus utilisées.

Tu préfères voir ça en vrai plutôt que le lire ?

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Alors la PNL, c’est quoi exactement ?

La PNL s’intéresse à la façon dont on se sert de son cerveau pour réussir ce qu’on réussit. Elle ne cherche pas la cause d’un problème, elle cherche comment est fabriqué ce qui marche, pour pouvoir l’apprendre à d’autres.

Et si elle est difficile à définir, il y a une raison qui va te rassurer.

Ses deux créateurs n’y arrivaient pas non plus.

Maintenant que tu sais comment elle a été fabriquée, la définition tient debout toute seule. Celle que j’enseigne, la PNL de Richard Bandler, se range en trois tiroirs.

1. Une attitude

La PNL est d’abord un état d’esprit. Être curieux, avoir envie de comprendre comment les choses marchent, et ne pas lâcher au bout de trois minutes.

Tu viens de lire à quoi ça ressemble en vrai. Un étudiant qui passe des mois devant des cassettes vidéo parce qu’il veut comprendre comment ces gens s’y prennent.

2. Une façon de chercher

Le pari de la PNL est simple à énoncer et assez gonflé. Tout ce qu’on fait est monté comme un mécanisme, y compris ce qu’on ressent. Et un mécanisme, ça se démonte, ça se comprend et ça se remonte autrement.

Du coup elle s’intéresse au comment plutôt qu’au pourquoi.

Comment on s’y prend pour aller bien.
Comment on s’y prend pour avoir nos problèmes.
Comment on pourrait s’y prendre autrement pour ne plus les avoir.

En une phrase : vivre mieux, en ayant plus de choix dans sa façon de penser, de ressentir et d’agir.

3. Une boîte à outils

C’est la partie visible : des questions à poser et des exercices précis, à faire pas à pas.

Prends la peur des abeilles.

Certaines personnes l’ont, d’autres non. La peur n’est donc pas dans l’abeille, elle est dans la personne.

La PNL va chercher à désinstaller cette peur-là chez cette personne, plutôt qu’à expliquer d’où elle vient. Comme une mise à jour, sauf que le logiciel, c’est toi.

La même abeille vole entre deux personnes, l’une calme, l’autre paniquée jusqu’à une mise à jour

Un dernier point, par honnêteté. Il n’y a pas une PNL, il y en a plusieurs. Chacun des deux fondateurs a développé sa version après 1980. D’autres s’y sont ajoutés, et il existe aujourd’hui des dizaines d’écoles. Celle que j’enseigne est la PNL de Richard Bandler, parce que c’est la première, celle d’où toutes les autres sont parties. Les autres ne sont pas moins sérieuses. Je te dis simplement d’où je parle.

Et toi, tu peux en faire quoi ?

Modéliser n’est pas réservé aux thérapeutes. C’est d’abord une façon d’apprendre : au lieu de chercher une méthode dans un livre, tu vas voir quelqu’un qui réussit déjà ce que tu veux réussir, et tu regardes précisément comment il s’y prend.

Prends un truc tout bête.

Tu veux te mettre à la course à pied, et tu abandonnes au bout de deux semaines à chaque fois.

Tu peux chercher un programme sur internet. Il y en a des milliers.

Ou tu peux repérer, autour de toi, la personne qui court trois fois par semaine depuis cinq ans sans jamais avoir l’air de se forcer.

Et là, attention, tu ne lui demandes pas ses conseils.

Ses conseils seront mauvais, parce que les gens doués expliquent très mal ce qu’ils font. Ils te diront « faut juste y aller », ce qui ne t’avance à rien.

Tu lui demandes son mode d’emploi, dans l’ordre. À quel moment de la journée elle sort. Ce qu’elle prépare la veille au soir. Ce qu’elle se dit dans sa tête les jours où elle n’a pas envie. Ce qu’elle fait quand elle saute une sortie.

Deux réflexes à garder, et ils marchent pour à peu près n’importe quoi.

Le premier. Arrête de demander pourquoi ça marche, demande ce qui revient à chaque fois chez ceux pour qui ça marche. L’explication viendra après, si elle vient.

Le second. Retourne le contre toi. Tu as forcément un truc que tu fais bien sans savoir l’expliquer, cuisiner, bricoler, calmer un enfant qui hurle. Essaie de le décortiquer, puis de l’apprendre à quelqu’un. S’il n’y arrive pas, c’est que tu n’avais pas compris ce que tu faisais toi-même.

C’est un exercice inconfortable.

C’est aussi le plus rapide pour identifier ce que tu sais vraiment.

Et c’est exactement ce qui sépare un coach PNL qui déroule des exercices appris par cœur de quelqu’un qui sait pourquoi il choisit celui-là plutôt qu’un autre.

Ce qu’ils nous ont laissé

La PNL n’est pas sortie d’un laboratoire. Elle est sortie d’un job étudiant, d’un magnétoscope et d’un campus où les professeurs apprenaient autant que les élèves.

Pour moi, c’est sa plus grande qualité et sa plus grande fragilité en même temps.

Sa qualité, parce qu’une méthode née du terrain marche sur le terrain. Sa fragilité, parce qu’elle n’a jamais eu la caution scientifique qu’un laboratoire lui aurait donnée.

Tu peux prendre ce texte comme une histoire sympathique et passer à autre chose. Tu peux aussi en garder une chose, la plus simple. Devant un truc que tu ne sais pas faire, cherche quelqu’un qui le fait déjà bien, et va écrire son mode d’emploi.

Et si l’histoire t’a donné envie d’aller voir de l’intérieur, c’est ce qu’on fait au Praticien PNL. Huit jours en présentiel, certification Society of NLP. La prochaine session se tient à Toulouse, du 14 au 21 mars 2027.

Questions fréquentes

La PNL, c’est scientifiquement validé ?

Pas comme un médicament l’est. Tu viens de lire pourquoi : elle n’est pas née dans un laboratoire mais en regardant des gens travailler. Plusieurs des affirmations de départ ont d’ailleurs été démenties depuis, et c’est une bonne chose de le dire. Ce qui a changé, c’est que les neurosciences décrivent aujourd’hui des mécanismes que la PNL avait repérés à l’œil nu.

Bandler et Grinder ont-ils pillé le travail des thérapeutes qu’ils observaient ?

Non, et les faits sont vérifiables. Les cassettes de Virginia Satir et de Fritz Perls venaient de leur propre éditeur. Milton Erickson a signé la préface du livre qui décrit sa méthode. Gregory Bateson a suivi les travaux de près et a écrit publiquement ce qu’il en pensait.

Est-ce que je peux le faire tout seul, sans formation ?

Oui, sur des choses simples, et tu vas rater la moitié. La difficulté n’est pas de regarder, c’est de repérer le détail minuscule qui fait toute la différence et que la personne elle-même ne voit pas. C’est exactement ça qui s’entraîne.

La PNL, c’est de la manipulation ?

Un outil ne décide pas de l’intention de celui qui le tient. Comprendre comment quelqu’un fonctionne permet de mieux l’aider, et permettrait aussi de mieux l’embobiner. C’est pour ça qu’une formation sérieuse prend le temps de préserver la déontologie.

Il faut combien de temps pour apprendre la PNL ?

Huit jours en présentiel chez nous pour le premier niveau, celui de praticien. Et le diplôme n’est pas la ligne d’arrivée : ce qui compte, c’est ce que tu pratiques après.

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Loïc Salvado, fondateur de LevelUp, formateur PNL certifié Bandler. Plus de 300 coachs et consultants accompagnés. Qui sommes-nous

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