Le métier réel ne ressemble pas à la brochure
Il y a un chiffre dont on parle très peu dans le milieu.
Entre 85 et 90 % des gens qui se forment au coaching ne vivent pas du coaching trois ans plus tard.
Ils repassent par la case France Travail, ou ils retournent au salariat, ou ils gardent ça en side project qui ne décolle jamais.
Ce ne sont pas des mauvais coachs.
J’en ai croisé beaucoup.
Ils sont souvent très bons en séance.
Le problème est ailleurs.
Et personne ne le leur a expliqué avant qu’ils signent leur formation.
Alors si tu envisages de devenir coach professionnel, voilà ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de commencer.
Devenir coach professionnel, ça veut dire quoi concrètement ?
Sur le papier : tu accompagnes une personne à atteindre un objectif, sans lui donner la solution.
Dans la vraie vie, ton métier se découpe en trois blocs très inégaux :
- Coacher. C’est la partie que tu as choisie. C’est aussi la plus petite au démarrage.
- Vendre. Trouver des gens, leur parler, conclure. C’est là que ça se joue, et c’est là que tout le monde se plante.
- Exister. Te faire connaître, te positionner, être crédible sur un sujet précis.
La plupart des formations couvrent le premier bloc en profondeur.
Elles effleurent le troisième. Et elles laissent le deuxième dans le noir complet.
Ils peuvent être de très bons coachs professionnels. Mais sur le plan business, ils sont des grosses quiches.
Je ne dis pas ça de haut. Je le dis parce que j’ai passé deux ans à faire exactement ça.
Comment je suis arrivé au coaching, et mon premier constat
Avant le coaching, j’ai fait dix ans en SSII et cinq ans chez Airbus.
La SSII (les ESN maintenant) : je m’amusais bien et ça ne payait pas.
Le gros industriel : ça payait bien et je ne m’amusais plus du tout.
Brown-out, puis burnout.
J’ai choisi de bifurquer.
Plutôt que de débuguer des ordinateurs, j’allais débuguer des cerveaux.
Je me suis formé au coaching et à la PNL.
Et comme j’avais été échaudé par l’entreprise, je me suis naturellement orienté vers le coaching de particulier.
Faut voir que le coaching de particulier, c’est le parent pauvre de l’accompagnement en France, parce que c’est pas top of mind :
- Les gens qui ont un problème vont voir un psychologue
- Les gens qui ont un gros problème vont voir un psychiatre
- Les gens qui ont des problèmes d’addictions ou de sommeil vont voir les hypnothérapeutes
- Les gens qui ont vécu un traumatisme vont faire de l’EMDR
- Les gens stressés vont chez le sophrologue.
- Les gens malheureux au travail se tournent vers le bilan de compétences.
Et toutes ces pratiques sont facturées entre 50 et 100€ la séance.
Le coaching de vie ?
C’est du préventif, de l’anticipatoire.
C’est pas dans la culture français.
Encore moins à 150€~200 la séance.
De 60€ à 420€ la séance
Ma première année, j’ai coaché, beaucoup.
J’avais les aides de Pole Emploi, pas besoin de gagner beaucoup.
J’ai fait beaucoup de gratuit / bénévole.
Et en 8 mois, j’ai empoché la coquette somme de 3800€.
Soit moins de 500€ par mois.
La deuxième année, je me suis dit que ça serait quand même bien de commencer à gagner plus, pour pouvoir continuer à en vivre longtemps.
Alors j’ai fait ce que beaucoup de coachs font : j’ai trouvé une mission de freelance pour arrondir les fins de mois, et j’ai fait du bilan de compétences.
Comme je coachais beaucoup, j’ai fait 15.000€ sur la partie coaching (à 60€ la séance, je te laisse faire le calcul) et 12.000€ sur ma mission freelance.
La troisième année, fin des droits chômage.
De 27.000€, il fallait que je monte à ~55.000€.
Mais les bilans commençaient déjà à être en perte de vitesse.
C’est à ce moment là que j’ai décidé de devenir formateur PNL, et de vendre des séances PNL individuelles.
Je mettais les watts sur tous les mauvais chantiers.
Le site, le logo, la formation d’après, le tunnel de vente.
Sauf celui qui m’aurait fait gagner trois ans : commencer à vendre.
Ce n’était pas un problème de connaissances.
C’était un problème de grosse flipette.
Retiens ça, parce que ça va probablement t’arriver aussi.
Et parce qu’aucune école ne te le dira.
Moins de 10% des coachs qui sortent d’école vivent bien du coaching.
Ce que les écoles de coaching font bien, et ce qu’elles ne font pas
Je ne suis pas en train de cracher sur les écoles.
Je suis passé par une école.
J’ai un RNCP 7.
J’interviens encore comme jury de soutenance chez Linkup (que je salue au passage 👋) .
Ce qu’elles font bien : la posture, le cadre déontologique, l’écoute, la supervision.
C’est solide et c’est nécessaire.
Et Linkup a ce gros avantage d’avoir compris l’importance du développement entrepreneurial en parallèle du développement des compétences de coach.
Le problème du RNCP, c’est que le coaching doit être considéré comme un processus, prédictible, reproductible.
Et donc montrer des modèles éprouvés, mais très cadrés.
Et mettre des frontières fortes, presque dogmatiques, entre coaching, conseil et thérapie.
Résultat : on sort formatés, on n’ose plus rien dire ou faire, et petit à petit, on s’enferme dans une pratique que nos clients n’ont pas envie d’acheter.
Parce que nos clients, ils n’ont pas besoin de savoir si c’est du coaching ou pas du coaching.
Ils ont besoin d’une approche transverse, qui puisse allier plusieurs casquettes à la fois, pour les aider à atteindre leurs objectifs.
Ma position est simple, vise plutôt une école RNCP si :
- Si tu n’a aucune idée de comment tu veux appliquer le coaching au terme de ta formation,
- Tu veux un cadre académique fort,
- Intervenir dans un grand groupe ou dans un organisme de bilan de compétences (qui sont aujourd’hui les seuls à demander la certification).
C’est un vrai choix et il est respectable.
Si maintenant tu as une idée précise de ce que tu veux faire, si tu as déjà un business qui tourne et des clients, il y a un fast track.
Faut-il un diplôme pour devenir coach professionnel ?
Non. Le métier de coach n’est pas réglementé en France.
N’importe qui peut poser la plaque demain matin.
C’est le drame du secteur, et c’est aussi ce qui te laisse le champ libre.
Donc la vraie question n’est pas « ai-je le droit ».
C’est « suis-je crédible, et est-ce que je tiens en séance ? ».
Une certification de coach RNCP sert à trois choses, dans cet ordre :
- Te rassurer toi. Ne sous-estime pas ce point. Un coach qui doute de sa légitimité vend mal.
- Te donner des outils. Ceux qui font que le client change, pas seulement qu’il comprenne.
- Rassurer le client. En dernier. Franchement, tes clients ne liront jamais ton diplôme.
Ce qui te rendra crédible, c’est ta capacité à débloquer quelqu’un.
Pas ton parchemin.
Le vrai piège : personne ne cherche un coach
Voilà la phrase qui fâche, et c’est probablement la plus utile de cet article.
Le coaching, tout le monde s’en fout.
Comme je te le disais plus haut, quand les gens ont un problème business, ils vont voir un consultant. Un problème psychologique, un psy. Une addiction, un hypnothérapeute. Personne ne se réveille en se disant « Tiens, je vais aller voir un coach ».
Hélène est co-écrivaine professionnelle.
Elle n’avait jamais suivi de formation au coaching.
Sa phrase quand elle a découvert la méthode : « tout ça, je sais faire, mais je n’ai jamais appris à le faire. Je ne savais même pas comment ça s’appelait. »
C’est exactement ça, le sujet.
Tu ne vends pas une étiquette : personne n’achètera tes services parce que tu Fais du coaching.
Les gens achèteront les transformations que tu peux les aider à amorcer.
Coach, consultant, formateur : tu n’as pas à choisir
Beaucoup de consultants viennent me voir en pensant qu’ils devraient tout arrêter pour « devenir coach ».
C’est une erreur.
Si tu es consultant, ta stratégie est bonne.
Ton problème, c’est que ton client n’est pas en état de l’appliquer. Il est d’accord avec toi et il ne bouge pas.
Plutôt que de débuguer la stratégie, tu vas apprendre à débuguer le client.
Tu ne changes pas de métier.
Tu deviens un consultant augmenté.
Et tes missions se terminent plus vite, avec des clients plus engagés, donc un meilleur taux horaire.
La compétence coaching n’est pas un virage. C’est une couche.
Les questions qu’on me pose tout le temps
Combien de temps faut-il pour devenir coach ?
Pour être formé au cadre, à la posture et aux outils de base : quelques mois suffisent si la formation est dense et centrée sur la pratique.
Pour en vivre, compte plutôt un à deux ans.
Le délai n’est pas dans l’apprentissage.
Il est dans le temps que tu mets à oser vendre.
Quel salaire quand on est coach professionnel ?
Tout et n’importe quoi.
Beaucoup de coachs plafonnent sous les 2 000 euros par mois et arrêtent.
D’autres passent les 100 000 euros annuels.
L’écart ne s’explique presque jamais par le niveau technique.
Il s’explique par la capacité à se vendre et par le rapport à l’argent.
Ton rapport à l’argent, c’est le plafond de verre de ton business.
Faut-il avoir été coaché pour devenir coach ?
Oui. Un coach qui n’a jamais été coaché, c’est un prof de natation qui ne sait pas nager.
La plupart des coachs n’achèteraient pas leur propre service.
C’est un problème.
Faut-il se former à la PNL en plus du coaching ?
Ce n’est pas obligatoire.
Mais c’est généralement ce qui fait la différence entre un client qui comprend et un client qui change.
Le coaching, c’est bien pour le rationnel.
C’est mou pour l’inconscient.
Je détaille ça ici : la PNL pour les coachs, à quoi ça sert vraiment en séance.
Par où commencer si tu veux te former sérieusement
Il y a deux mondes dans la formation au coaching.
Les écoles, parfois trop dogmatiques, qui te formatent pendant ~10 mois, et qui font que tu galères à vendre en sortie.
Et les approches fun mais vides, qui te prennent pour un jambon en te promettant de changer ta vie en trois jours.
Entre les deux, il n’y avait presque personne.
C’est précisément le créneau qu’on a choisi de créer à LevelUp.
Le Bootcamp Coaching est la porte d’entrée : tu bosses ta posture, ta stratégie de questionnement et les leviers de motivation de tes clients.
Tu pratiques sur tes vrais clients pendant que tu apprends.
Et tu te fais coacher au passage, parce qu’on ne débloque pas les autres en restant bloqué soi-même.
Ensuite vient la certification Praticien PNL, huit jours en immersion, signée de la main du Dr Richard Bandler (le co-créateur de la PNL).
Le chemin complet est ici : le cursus Coaching et PNL. Et si tu veux voir ce que ça donne chez de vraies personnes, les cas clients sont là.
Pour aller plus loin
Pour choisir ton école en connaissance de cause, découvre l’école qui publie ses limites.
Tes clients tournent en boucle avec leurs croyances limitantes et leurs peurs ? Apprends à les débloquer plus rapidement et plus efficacement avec la PNL.