Comprendre son problème n’a jamais suffi à le régler
Tu es coach et tu n’utilises pas encore la PNL en séance.
Ton client a compris. Il a même très bien compris.
Il repart de la séance avec un plan clair, il est d’accord sur tout, il te remercie.
Et trois semaines plus tard, il n’a rien fait.
Et si tu coaches depuis un moment, tu connais ce moment.
Tu sors les rames.
Tu reformules, tu creuses, tu reposes la question autrement.
Et rien ne bouge.
Ce n’est pas un problème de compréhension.
Parce que comprendre le problème ne résout pas le problème.
C’est là que la PNL entre en jeu.
Et c’est de ça que parle cet article : à quoi elle sert concrètement quand tu es coach, ce qu’elle débloque, et ce qu’elle ne fait pas.
La PNL, c’est quoi exactement quand on est coach ?
PNL veut dire Programmation Neuro-Linguistique.
Le nom est barbare.
Il fait peur.
Et il n’aide personne à comprendre de quoi il s’agit.
Alors je te la fais simple.
La PNL, c’est un cocktail au shaker.
À base de coaching, de visualisation, d’hypnose, de thérapie brève et de stéroïdes.
Plus sérieusement : c’est un ensemble de protocoles qui te permettent d’aller travailler là où ton client ne peut pas aller avec sa tête.
Sur ses automatismes. Ses croyances. Ses peurs.
Les trucs qu’il ne contrôle pas et qu’il ne s’explique pas.
Parce que le coaching, c’est bien pour travailler sur les schémas rationnels.
Mais c’est mou dès qu’il s’agit de travailler sur les mécanismes inconscients.
Pourquoi comprendre son blocage ne suffit jamais à le lever
Il y a une image que j’utilise tout le temps en formation.
Ton cerveau, c’est un gamin mal élevé.
Il n’a pas encore compris tous les codes.
Son objectif n’est pas de te rendre heureux ni performant.
Son objectif est de te maintenir en vie, en sécurité et en confort.
Point.
Et tout ça, il le fait par rapport à ce qu’il connaît déjà, ce qu’il a déjà appris à croire.
Le problème, c’est que c’est précisément tes apprentissages, tes croyances, et tes émotions qui te maintiennent aujourd’hui dans l’état problème.
Donc quand ton client décide de doubler ses tarifs, son cerveau ne voit pas une opportunité.
Il voit un danger.
Et il fait ce qu’il sait faire de mieux : freiner.
Il freine avec de bonnes raisons :
- « Je ne suis pas encore prêt. »
- « Le marché est difficile en ce moment. »
- « Je vais d’abord refaire mon site. »
Et le piège, c’est que ces raisons sont crédibles.
Ton client y croit. Toi aussi, si tu ne fais pas attention.
On ne traite pas un gamin mal élevé à coups de bâton.
On ne le convainc pas non plus avec un tableau Excel.
Il faut lui parler dans sa langue.
L’inconscient ne fonctionne pas uniquement avec des mots.
Il fonctionne avec des sensations, des images, des émotions.
Et c’est exactement le terrain de la PNL.
Le syndrome Ikea : pourquoi ton client tient à son problème
Un client en échec n’est pas juste victime de son échec.
Il l’a construit, étape par étape.
Sur la base de bonnes intentions.
C’est comme un meuble Ikea.
Il a passé un week-end à le monter, il a merdé une étape, la porte ferme mal.
Mais il l’a monté lui-même.
Alors il y tient.
Quand tu arrives avec ta solution qui est aux antipodes de son système de croyances, tu ne lui proposes pas une amélioration.
Pour son cerveau, tu proposes de jeter tout le le meuble.
Voilà pourquoi ton client entre parfois en résistance sur des évidences.
Ce n’est pas de la mauvaise foi. C’est de l’attachement.
La PNL te donne des outils pour désamorcer ça sans passer en force.
Ce que la PNL ajoute concrètement à ta boîte à outils de coach
Voilà ce que tu sais faire après une formation sérieuse, en quelques minutes de séance :
- Faire sauter une croyance limitante. Pas « en discuter », pas « la contredire ». Mais bien la faire sauter. Faire en sorte que ton client ne croit plus à ce qu’il tenait pour sûr quelques minutes auparavant.
- Ancrer un état émotionnel. Ton client peut rappeler sa confiance, sa sérénité, son enthousiasme… au moment où il en a besoin, sans toi, dans son rendez-vous client.
- Démonter une phobie ou une peur bloquante qui traîne depuis des années. Comme pour la croyance, faire en sorte que la phobie n’en soit plus une en 30~40 minutes.
- Aller chercher l’objectif réel derrière la demande, celui que ton client veut vraiment et pas celui qu’il croit devoir vouloir.
- Utiliser la ligne de temps pour que ton client se projette et vérifie que son objectif tient debout dans sa vraie vie.
Ce sont des outils que 99 % des coachs n’ont pas.
Et c’est précisément ce qui fait la différence entre un coach dont les clients comprennent, et un coach dont les clients changent.
Trois situations réelles où la PNL a débloqué ce que le coaching laissait coincé
La gorge qui se noue
Estelle sous-évaluait systématiquement ses accompagnements.
On aurait pu en parler pendant six mois.
À la place, on est allés chercher ce qui se passait dans son corps au moment de poser une question challengeante.
On a mis le doigt sur une gorge qui se serre.
Une émotion coincée depuis plusieurs mois, où la dernière fois qu’elle avait contredit quelqu’un dans son association de bénévoles, c’était parti en engueulade.
Aucun rapport apparent avec son business.
À la fin de la séance : « J’ai plus la gorge qui se noue déjà ! »
Quelques semaines après : « Je sais pas ce qui s’est passé, je me sens plus affûtée, je pose de meilleures questions… »
Les magnifiques stratégies d’évitement
Daphné, ex-DRH, n’arrivait pas à poser ses limites avec ses clients.
Sa phrase, mot pour mot : « J’ai mis en place de magnifiques stratégies d’évitement pour ne pas poser mes limites. »
Elle savait.
Elle avait la conscience du mécanisme d’évitement, et même l’humour.
Mais le savoir et le comprendre ne l’aidait pas à avancer d’un millimètre.
Ce qui l’a aidée, c’est d’aller travailler sur ce qu’il se passait juste avant qu’elle évite, au moment du déclencheur, et de reprogrammer ses pensées et ses émotions au moment de poser ses limites.
Le bouclier d’élégance
Nadia vivait ses talons comme une contrainte.
Un truc qu’elle subissait.
On a recadré.
Et c’est elle qui a trouvé la formule : « mon bouclier d’élégance. »
Même paire de chaussures.
Autre rapport au monde.
C’est ça, un recadrage : tu ne changes pas les faits, tu changes le sens que ton client leur donne.
Tu veux d’autres exemples de séance ?
J’en détaille cinq ici : PNL et coaching : 5 cas concrets pour débloquer tes clients.
Non, la PNL n’est pas de la manipulation
C’est l’objection numéro un.
Elle est légitime.
Autant y répondre franchement.
La PNL libère ou elle enferme.
Tout dépend de l’éthique de celui qui s’en sert.
Un marteau peut servir à planter un clou ou à casser un crâne.
On n’interdit pas les marteaux.
On surveille qui les utilise.
Dans une séance, ton client sait ce qu’on fait, pourquoi on le fait, et il peut arrêter quand il veut.
Un protocole PNL ne fonctionne pas sur quelqu’un qui n’a rien demandé.
Il fonctionne parce que la personne veut changer et que son cerveau, lui, n’a pas encore fait la mise à jour.
Faut-il être coach pour se former à la PNL ?
Non.
Mais si tu l’es déjà, tu vas aller beaucoup plus vite.
Parce que pour faire un bon Praticien PNL, on pense qu’il faut avoir une posture de coach : écoute active, reformulation, questions ouvertes, stratégies de questionnement…
Pour quelqu’un qui n’a jamais été formée à l’accompagnement, ça sera moins intuitif au départ.
Un coach qui se forme à la PNL ne change pas de métier.
Il arrête de rester en surface.
Il garde sa posture, son cadre, son écoute.
Et il gagne la capacité d’aller travailler là où ça bloque vraiment, avec des techniques vraiment efficaces.
Même chose pour un consultant.
Ta stratégie est bonne.
Le problème, c’est que ton client n’est pas en état de l’appliquer.
Plutôt que de débuguer la stratégie, tu vas débuguer le client.
Un point d’honnêteté quand même : un coach qui n’a jamais été coaché, c’est un prof de natation qui ne sait pas nager.
Une bonne formation PNL te fait passer par les deux sièges.
Dans le courant Bandler : la moitié du temps, tu coaches, l’autre moitié du temps, tu te fais coacher.
Tu pratiques, et tu te fais aussi travailler dessus.
C’est aussi pour ça que les séminaires PNL sont tellement transformatifs..
Les questions qu’on me pose tout le temps
Combien de temps faut-il pour se former à la PNL ?
La certification Praticien PNL se joue en 8 jours de présentiel.
Pas en 18 mois.
Le format est dense parce que c’est de la pratique, pas du cours magistral.
Tu repars avec des protocoles que tu sais utiliser dès le lundi suivant.
On a réussi à condenser la formation, parce qu’on utilise la PNL pour enseigner la PNL.
La PNL, c’est scientifique ?
La PNL n’est pas une science.
C’est une discipline empirique, basée sur la modélisation des principaux courants qui fonctionnent le mieux.
Les créateurs ont observé ce que faisaient des thérapeutes et des coachs d’exception, et on en a tiré des protocoles reproductibles.
Ce n’est pas de la magie et ce n’est pas de la médecine.
C’est un ensemble de techniques qui fonctionnent.
Est-ce que la PNL remplace le coaching ?
Non.
Elle le complète.
Le coaching pose le cadre, l’objectif, la relation, la posture.
La PNL va chercher ce qui bloque en dessous.
Les meilleurs coachs combinent les deux.
Et si mon client ne veut pas de PNL ?
La PNL, comme le coaching, tout le monde s’en fout.
Ton client se fiche de ta méthode.
Il achète les résultats qu’il va obtenir avec toi.
Pour arrêter de procrastiner, oser vendre, sortir d’une boucle.
Parle lui de ça.
La méthode, c’est ton problème, pas le sien.
Par où commencer
Si tu accompagnes déjà des clients et que tu bloques sur leurs résistances, la porte d’entrée c’est le Bootcamp Coaching.
On y travaille ta posture, ta stratégie de questionnement et les leviers de motivation de tes clients.
Avec de la pratique, pas des slides.
Si tu veux la certification et les protocoles complets, c’est le Praticien PNL :
8 jours en immersion, certification internationale signée de la main du Dr Richard Bandler himself.
Et si tu veux juste voir à quoi ressemble le chemin complet, il est là : le cursus Coaching et PNL.
Pour aller plus loin
Tu peux aussi creuser les techniques de PNL les plus utiles en séance.
Emancipe toi des protocoles, pour devenir la PNL. Des interventions plus puissantes, plus discrètes, plus subtiles. Apprends à faire de la PNL sans donner l’impression que c’en est.